HYÈNES EN JUPONS

Collectif féministe qui dérange pour transformer

Colon raciste : une critique féministe anticoloniale de «L’empreinte»

Il est important de souligner que ce texte a été écrit sur des terres Kanien’kehá:ka & Anishinaabe non cédées. Par ailleurs, le simple fait de reconnaître le territoire n’est pas un geste anticolonial suffisant. Selon nous, il s’agit d’une action de reconnaissance s’inscrivant dans une remise en question des privilèges que les colons et colones bénéficient, dans toutes les sphères de la société, et de façon continuelle depuis l’instauration du colonialisme.

Ce texte est une critique formulée à partir de matériaux provenant du film L’empreinte, réalisé par Yvan Dubuc et Carole Poliquin. En effet, cette dernière production cinématographique documentaire, nous permet de nous attaquer à un discours qui trouve de plus en plus de sympathie dans la société québécoise : le mythe métisse de nos racines franco-amérindiennes. Un discours qui se retrouve aussi dans le précédent documentaire Québékoisie, faisant l’apologie naïve de la réconciliation, c’est-à-dire de la rencontre “sincère” de l’Autre —l’Autochtone— afin de se déculpabiliser de son rôle au sein du colonialisme.

Gros colon

De plus, nous tenons à souligner deux excellentes critiques : « The mythology of Métissage, Settlers moves to innocence » de Chelsea Vowel de la nation Métis et habitant à Montréal[1] et « L’empreinte: Redéfinir les mythes nationaux et réappropriation culturelle » de Umzidiu Meiktok[2]. Ces deux critiques sont complémentaires à notre démarche, puisqu’elles révèlent que la source du malaise québécois est en fait le colonialisme, et non le refus de s’identifier comme métisse.

C’est le malaise suscité par l’affirmation que le Québec est une société «un peu moins patriarcale» qui forme le point de départ de notre réflexion. Ainsi, nous allons critiquer ce portrait d’une société québécoise soi-disant progressiste et post-coloniale telle que défendue par le film, à partir d’une analyse féministe, mettant en lumière l’articulation des postulats patriarcaux, racistes, sexistes et coloniaux du projet. L’empreinte, qui cherche à démontrer les traces du métissage menant à l’identité québécoise, démontre finalement les marques des rapports de domination entre hommes blancs canadiens-français et les femmes autochtones, tant dans les fondements du projet colonial que dans la société actuelle.

Roy Dupuis : colon moyen ou moyen colon ?

Roy Dupuis, en tant qu’interlocuteur principal du film (il est à la fois narrateur et interviewer), est selon nous, un choix judicieux de la réalisation. Il incarne la figure idéalisée du métisse canadien-français. L’affiche du film en est d’ailleurs évocatrice: la silhouette de Roy découpant une image de la forêt boréale, et laissant sur le sol ses empreintes. Dupuis incarne le modèle actualisé du coureur des bois, l’archétype de l’homme blanc québécois francophone, très présent dans l’imaginaire culturel de notre Belle Province. Pensons à son rôle d’Alexis dans Un Homme et son Péché, Ovila dans Les Filles de Caleb ou en tant que lui-même dans le documentaire Chercher le courant.

Presque directement sorti d’un chalet dans le Nord, Roy, transpirant de masculinité, nous charme avec son style semi-négligé : cheveux long sommairement peigné, barbe de plus de 3 jours, chemise à carreaux, sans oublier son omniprésent bracelet multiculturel, qu’on soupçonne avoir été acheté à la boutique Artisanat Québécois. Bref, il n’est qu’à quelques pas du fameux nouveau modèle du lumbersexuel. Dans L’empreinte, Roy se fait porte-parole des préoccupations du bon citoyen engagé et populiste, qui se laisse naïvement guider par son instinct.  Roy permet d’ancrer le-la colon-e québécois-e sur un chemin pacifique et pacifié, en affirmant à la fois son amour sans borne pour le territoire à travers une proximité avec la nature, ce qui lui permet de valoriser son sentiment inexplicable d’être « plus indien que français ». Un état d’âme qu’on nous explique enfoui en chacun de nous depuis si longtemps, mais oublié et réprimé. C’est un problème qui pour nous apparaît comme étant typique des rapports racistes et colonialistes.

Au lieu de se confronter aux conséquences de l’invasion, l’on crée une nouvelle identité “métisse” qui permet d’étouffer — à nouveau — le conflit inhérent sur lequel se fonde la présence canadienne-française sur le territoire du Québec, soit le colonialisme. Difficile ici de mieux résumer la violence de la suprématie blanche patriarcale inhérente à L’empreinte. La figure du coureur des bois est dépendante d’un processus d’essentialisation de l’identité de l’Autre-autochtone. Ainsi, autant Roy Dupuis que certains de ces intervenants, (nous avons Serge Bouchard et sa veste de cuir en tête) s’extasient de l’hybridation des cultures autochtones et européennes. L’identité autochtone est contrôlée par le biais du mythe du bon sauvage, tout droit tiré du legs de Rousseau, de laquelle les québécoises et québécois de souches ont repris —comprendre volé— le mode de vie traditionnel nomade et « libre ». Comme l’affirme l’anthropologue Bouchard : « par la vie dans les bois, tu deviens comme un sauvage, mais métisse ». Dans cette construction mythique ahistorique, la vie est à l’abri du regard sacro-saint de l’Église pour plutôt permettre aux hommes d’embrasser la nature, ce à quoi continuent d’aspirer aujourd’hui tous les Roy Dupuis du Québec. L’association que Bouchard fait entre « bois » (territoire) et « sauvage » (identité autochtone) est typique de la stratégie coloniale de clamer l’hérédité lointaine d’une « grand-mère princesse cherokee », une appropriation qui se retrouve dans les discours de colons et colones partout sur l’Île de la Tortue[3].

« Ce n’est peut-être pas un hasard si la question de l’identité resurgit constamment dans notre histoire ». Comme Roy l’indique lui-même, la question de l’identité restera toujours une issue non résolue tant que la présence autochtone empêchera les colones et colons de revendiquer une authenticité complète et souveraine. La construction d’une authenticité identitaire veut en effet justifier la présence sur le territoire tout en évitant la responsabilisation du vol des terres. Les plans lents et poétiques de paysages québécois ponctuant la trame narrative de L’empreinte est manifeste du désir colonial de s’ancrer comme « primitif » au sein du territoire. Le métissage est donc à la base des politiques identitaires du colonialisme : que se soit par le métissage génétique, en prônant l’assimilation forcée des Autochtones à la culture dominante coloniale ou par le métissage culturel, par l’hybridation forcée entre colon-e-s et autochtones pour créer une nation authentique et légitime. Souvent, ces deux stratégies s’opèrent simultanément, alors que le récit identitaire colon nécessite à la fois de contrôler les identités autochtones (comme avec l’implantation de la Loi sur les Indiens), et à la fois de devenir autochtone. Ce phénomène de métissage mène à la création d’une identité homogène et unificatrice, souveraine sur le territoire et essentielle  à l’idéologie nationaliste.

Ainsi, le projet nationaliste progressiste et métisse défendu au sein de L’empreinte est en fait une réactualisation des principes qui fondent les rapports de pouvoir entre Blancs et Autochtones (nous pouvons penser ici aux pensionnats autochtones). Recréation d’un récit historique, entre les valeurs soi-disant traditionnellement autochtones, et les valeurs actuelles de la société québécoise.

« Sauvagesses » et liberté sexuelle

« C’est sûr que ça a laissé des traces! Surtout quand tu arrives et que la société [amérindienne] apporte plus de liberté, plus d’égalité que la société d’où tu viens. Sans parler de la liberté sexuelle. C’est sûr que les colons ont été charmés par les « sauvagesses ». » – Roy Dupuis, 2015

Suite à la tâche douloureuse d’avoir passé au peigne fin la barbe dégoulinante de virilité de Roy Dupuis et la fonction de la figure idéalisée du coureur des bois, il nous semble impératif de s’arrêter à la représentation des femmes dans L’empreinte. Considérant la participation de nombreuses intervenantes dont Nicole Obomsawin et Joséphine Bacon, une analyse critique de la représentation des femmes serait moins que satisfaisante si l’on ne s’arrêtait qu’à leur simple inclusion ou exclusion du film. C’est pourquoi nous désirons avant tout renverser le discours historique (et actuel) dominant soutenu par L’empreinte à partir d’une approche féministe anticoloniale qui permet de soulever la violence de ses propres contradictions. Parmi celles-ci, l’écart perturbant entre le portrait actuel d’un Québec peace and love et la manière que cette même société traite les femmes autochtones pose un réel danger. Les mots du collectif Missing Justice, tout comme ceux des nombreuses militantes autochtones résonnent particulièrement fort lors de ces réflexions sur la violence sexuelle en tant que principe structurant du colonialisme (Andrea Smith, Not an Indian Tradition: The Sexual Colonization of Native Peoples, 2003). Nous ne pouvons qu’espérer que la force de ceux-ci permettra d’étouffer l’hypocrisie de ce discours d’une soi-disante société «un peu moins patriarcale». À cet égard, nous posons donc la question: un peu moins patriarcale pour qui?

Nous savons trop bien que le Québec se crosse fièrement d’être une société féministe où règne l’égalité entre hommes et femmes. Bien que L’empreinte pullule d’exemples de notre rapport libéral aux diverses institutions patriarcales, leurs superpositions provoquent un malaise général qui témoigne des limites et des contradictions de ce discours. Par exemple, notons que le film clame haut et fort que les québécois-es sont particulièrement over le mariage tel que démontré par la scène nauséabonde du couple hétéro (blanc) bourgeois qui célèbre leur union libre dans un verger entouré de leur famille vêtue du lin le plus pur. Par contre, même si on ne « croît » plus au mariage, les lesbiennes (blanches) ont bien sûr le droit de se marier, malgré que ce soit encore un peu awckward (« Je vous prononce mari et femme! Euhhhhh… Mariées! ») L’ensemble de ces incohérences forment donc le portrait d’un Québec post-patriarcal qui s’inscrit parfaitement dans la formation d’un nouveau discours nationaliste progressiste où les femmes (blanches) seraient « moins » soumises.

Étant donné que quelques statistiques sur les formes multiples de violence auxquelles font face les femmes autochtones auraient facilité l’écroulement de cette récupération des luttes féministes (voir le produit d’un féminisme blanc et colonial), on comprend pourquoi L’empreinte participe avec justesse à l’invisibilisation de la dichotomie évidente entre les rôles narratifs imposés aux femmes blanches et autochtones. Rappelons-nous qu’à la base, tout discours nationaliste repose sur la fonction de reproduction hétérosexuelle des femmes. Considérant l’inséparabilité de l’hétéropatriarcat du projet colonial, l’origine et la survie de la nation reposent désormais, selon le film, sur les épaules des femmes autochtones ou « sauvagesses », terme privilégié par le film qui réfère au contexte du « Contact ».

L’historien Denys Delâge nous fait le récit de la première rencontre entre les colons de Champlain et les autochtones. En plus de nous présenter une rencontre pacifique, il mentionne au passage que pour célébrer l’alliance entre peuples autochtones et européens, les autochtones ont valeureusement « donné leurs femmes aux blancs ». On présente les femmes autochtones comme des objets d’échange permettant de célébrer un pacte, sans considérer l’agentivité et la résistance qu’elles ont pu démontrer au travers de ce processus de pacification. Ce qui permet à Roy de nous apprendre que « Nous avons des mères indiennes » et que « le ¾ des québécois est d’origine française ou ont des personnes autochtones dans leur parenté », est basé sur un métissage colonial qui fût en fait possible grâce au mariage catholique forcé aux hommes blancs européens et la contrainte à la reproduction des femmes autochtones.

Le sexisme et le racisme se manifeste aussi par la valorisation des antagonismes entre femmes-autochtones-nature et hommes-blancs de culture. Ainsi, le patriarche bienveillant Bouchard nous explique l’attirance envers la vie autochtone par les colons, complètement séduits par les « sauvagesses ». Ce charme, selon nous, provient d’une différenciation raciste entre les femmes autochtones « aux moeurs sexuelles différentes » que celle des femmes blanches européennes. Et d’une différenciation sexiste, par la valorisation de la soudaine liberté d’action des hommes, hors des soutanes de l’Église, au profit des femmes autochtones, de sûrcroit disponible sexuellement. Roy renchérit cette narration machiste de « colons qui, pour un voyage de traite, ont cédés à la magie des bois ».

Enfin, bien que le discours de la «sauvagesse», produit d’une fascination sexuelle patriarco-coloniale, soit soumis à une période historique bien précise, il faut souligner qu’il est toujours d’actualité. Au-delà de la facilité déconcertante de notre coureur des bois d’utiliser ce terme si ouvertement raciste et sexiste, les colon-es sont plus familiers avec sa version soft, la figure imaginaire de la «princesse indienne» prenant forme  depuis les premiers textes missionnaires et les récits de John Smith (le chum de Pocahontas) du 17e siècle. Outre la pseudo-naiveté de leur présence répandue à l’Halloween, aux initiations universitaires ou nos vieux VHS de Walt Disney, nombreuses sont les femmes autochtones ayant exposé les mécanismes idéologiques de ce stéréotype déshumanisant, symptôme d’une objectivation sexuelle par la société coloniale. La persistance de ce fantasme colonial participe donc activement à la justification de la violence systémique envers les femmes autochtones.

Nous tenons à faire une mention d’honneur aux femmes autochtones qui, grâce à leurs interventions puissantes, offrent une perspective subversive au discours du film qui selon nous tente malheureusement de les récupérer. À plusieurs reprises, l’humour de la poétesse innue Joséphine Bacon déstabilise la naïveté de Roy, jusqu’à ce qu’il se rende lui-même à l’évidence: « Est-ce que je pose trop de questions? » Ce à quoi Joséphine lui répond judicieusement que s’il parlait sa langue, beaucoup de ces questions seraient caduc. Évidemment que si la colonisation et ses violences sur les cultures autochtones n’avaient pas eu lieu, il n’y aurait pas de nœud identitaire d’une société colone clueless à dénouer. Un autre moment particulièrement jouissif est celui de la fin de la conversation entre Roy et l’anthropologue Nicole Obomsawin, dernière scène du film. Notre Roy national se permet de demander « qu’est-ce qu’être abénakise représente aujourd’hui? » Ce à quoi Nicole répond « C’est quoi être québécois aujourd’hui? » Et Roy de rire nerveusement.

Une question nous démange : pourquoi, alors que la plupart des hommes intervenants sont interviewés dans le confort apparent de leurs lieux privés respectifs, Nicole Obomsawin et Joséphine Bacon sont présentées dans un décor naturalisant qui se veut plus près du territoire (le « bois » de Roy et Serge?), que ce soit dans un parc public ou en chaloupe sur une petite rivière? Elles semblent pourtant isolées, déconnectées de leur communautés respectives qui sont invisibles à la caméra du film. On y décèle une autre stratégie de contrôle identitaire non seulement des cultures autochtones, mais aussi des corps de ces deux femmes autochtones, présentées selon des critères stricts correspondants au discours colonial.

Quoique ces nouveaux projets de réconciliation à travers la reconnaissance tels L’empreinte et Québékoisie semblent au premier regard pour le-la colon-e moyen-ne un beau message multiculturel d’acceptance, nous croyons que cette dynamique de “reconnaissance” est en fait une poursuite du projet de colonisation du territoire, et permet une rédemption des colones et colons de la part des mouvements pour les droits des Autochtones. Il ne faut pas être leurrées par la façade de bonnes intentions présentées par les architectes de ces stratégies. Tout comme les soi-disant influences de « consensus issues des cultures amérindiennes » ne sont en fait que le legs pastoral des valeurs judéo-chrétiennes. Les bonnes intentions n’ont pas le pouvoir à elles seules de changer les rapports d’oppression. Au contraire, il faut travailler à une critique interne du colonialisme pour que puisse s’effectuer une réelle rencontre et cette telle critique est malheureusement complètement absente de L’empreinte.  La méfiance que nous exprimons face à cette vague de glorification de la part de la  gauche francophone voulant réfléchir à nos rapports avec les Autochtones est très peu partagée. Ce film ne permet donc pas de créer de nouvelles relations entre Blancs et Autochtones, mais reproduit plutôt les mêmes rapports de domination.

La « reconnaissance » de l’Autre dans les termes du Blanc québécois permet à la fois d’assurer la protection du projet nationaliste et d’aller jusqu’à prétendre son indigénéisation, sans en modifier le fondement colonial. Les réalités autochtones précèdent la création de l’État-nation, et continuent aujourd’hui d’y résister. Les peuples autochtones ont leurs propres sources autonomes de lois et de systèmes de valeurs qui ont survécut à la colonisation et qui continuent aujourd’hui de nourrir leurs identités et leurs droits territoriaux. À l’encontre de cela, l’imaginaire colon cherche à réduire les identités autochtones à ses propres critères. Nous pouvons faire référence à Taiaiake Alfred, qui rejette le discours de réconciliation selon les termes de la société coloniale actuelle. Sans une réelle restitution massive faites aux peuples autochtones, qui inclut des transferts de pouvoir décisionnel et de territoires substantiels, de même que plusieurs formes de compensations pour les violences passées commises envers les terres et les Autochtones, la réconciliation n’est vouée qu’à absoudre les injustices coloniales et n’est, de ce fait, elle-même qu’une injustice de plus[4].

Au moment même où L’empreinte continue à être projeté et bientôt sur les tablettes de nos clubs vidéo, il existe une multiplicité de groupes de femmes autochtones au Québec qui résistent et luttent contre ce système néo-colonial et il nous importe de souligner leur travail de terrain exceptionnel. Nous pouvons penser à Families of Sisters in Spirit, les projets de Femmes Autochtones du Québec (FAQ), Indigenous Women and Two-Spirit Harm Reduction Coalition ainsi que d’autres groupes autochtones féministes et groupes de solidarité comme Missing Justice. Elles dénoncent entre autres les cas des femmes autochtones disparues et assassinées, la surreprésentation des femmes autochtones dans le système carcéral et l’invisibilisation des femmes autochtones dans la sphère publique en tant que conséquences directes de la violence coloniale et patriarcale. Si nous voulons participer à un mouvement politique de réelle réconciliation qui inclut une restitution sérieuse, le soutient aux initiatives grassroots comme celles des groupes mentionnés est non seulement primordial, mais une priorité.


[1] http://apihtawikosisan.com/2015/03/the-mythology-of-metissage-settler-moves-to-innocence/

[2] http://tomatenoire.noblogs.org/post/2015/03/19/lempreinte-redefinir-les-mythes-nationaux-et-reappropriation-culturelle/

[3] Bell, Avril. (2014). “Indigenous Authenticity and Settler Nationalisms” dans Relating Indigenous and Settler Identities, Palgrave Macmillan, pp.25-57

[4]Alfred, Taiaiake. 2005. «Restitution is the Real Pathway to Justice for Indigenous Peoples» Dans Wasáse: Indigenous Pathways of Action and Freedom  http://web.uvic.ca/igov/uploads/pdf/GTA.AHF%20restitution%20article.pdf

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6 commentaires sur “Colon raciste : une critique féministe anticoloniale de «L’empreinte»

  1. Yves Labrèche
    15 septembre 2015

    Et que proposez-vous pour créer des relations plus saines entre « Blancs » et Autochtones? Vos critiques sont cinglantes et ne font que reprendre des approches très « blanches » et redondantes… ce qui me porte à croire que vous n’êtes pas autochtones… Si c’est le cas, cela pose un problème de légitimité. Enfin, si vous ne croyez pas à la réconciliation, quelles valeurs préconisez-vous? La violence et la haine?

    • Estelle
      15 septembre 2015

      Je suis d’accord avec Yves Labrèche pour déceler une haine problématique et un purisme déroutant dans ces propos qui s’attaquent pour le plaisir de s’attaquer à un film qui explore les liens entre des peuples ou des nations cohabitant depuis toujours sur le même territoire, en développant un point de vue anthropologique. Le danger du point de vue exprimé ici et pas seulement ici, c’est de rendre le débat impossible, par des prises de positions tranchantes qui créer des pensées fossilisantes et conservatrices. Merci Yves (l’anthropologue ?) d’avoir répondu.

      Estelle

  2. Catherine Tremblay
    29 septembre 2015

    Chose certaine… il y a vraiment une très grande frustration qui transpire de cet article…
    Je ne connais pas vraiment Roy Dupuis et M. Bouchard mais je suis très heureuse qu’on ose enfin expliquer que nos racines sont aussi amérindiennes… et que ce Nous est multiculturel depuis plus de 500 ans… C’est un très bon début… Voilà tout reste à reconstruire… d’égal à égal… Merci pour ces premiers pas…

  3. Catherine Tremblay
    29 septembre 2015

    … j’ai des amies Wendat – Innue – Hopi – Dineh – Kewa … et toutes me disent qu’elles sont respectées et égalent aux Hommes… qui n’ont pas été dominés par l’alcool… Oui… le colonialisme a fait de sacrés ravages… sur tous les continents… Il y a encore un long chemin jusqu’à la réconciliation et le respect mutuel… Mais des gens se lèvent enfin … partout… et c’est prometteur !

  4. Chanh
    27 septembre 2016

    Très bon article, salvateur, réaliste, sans concession.

  5. Ratsamy Chanh Siamnouay
    27 septembre 2016

    Très bon article, honnête et sans concession.

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Cette entrée a été publiée le 14 septembre 2015 par dans Débats, Médias, et est marquée , , , .
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